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Le règne des Kings (2013-14)

Photo du rédacteur: David B.
David B.
6 juil.
6 min de lecture

Eliminés en Finale de Conférence Ouest lors de la saison 2012-13, les Kings de Los Angeles abordent 2013-14 sans éclat particulier. Irréguliers en saison régulière, la force des Angelinos résidera ailleurs, quand l’équipe se retrouvera dos au mur.


La saison régulière


Les Kings de Los Angeles entament l’exercice 2013-14 avec l’ambition de rester parmi les places fortes de l’Ouest. La saison débute de manière encourageante, avec une victoire sur la glace du Wild de Minnesota, et un premier mois solide conclu sur un bilan de 9 victoires pour 5 défaites. Entre la mi-novembre et la mi-décembre 2013, Los Angeles connait ses meilleures séquences de début de saison. Portés par leur jeu collectif et leur solidité défensive, les Kings enchainent deux séries de victoires consécutives qui leur permettent d’afficher un bilan de 22 succès pour seulement 8 défaites à la mi-décembre. Mais cette dynamique s’essouffle assez rapidement. La fin de l’année 2013 et le début de 2014 marquent un net coup d’arrêt, avec une série de 5 défaites consécutives qui met en lumière les difficultés de constance de l’équipe. Cette irrégularité se confirme entre le 18 janvier et le 3 février, période particulièrement délicate durant laquelle les Kings ne remportent qu’un match sur dix.


Comme souvent cette saison-là, Los Angeles parvient toutefois à réagir. L’équipe redresse la barre avec une série de 8 victoires consécutives, retrouvant confiance et efficacité. C’est dans ce contexte que les Kings enregistrent l’arrivée de Marián Gáborík, le 5 mars 2014. Le joueur Tchèque aura un impact immédiat, avec 5 buts et 11 passes décisives en 19 matchs.


Après 3 défaites de rang, l’équipe fera une dernière belle série de 6 victoires consécutives, avant une fin de saison plus mitigée (2 victoires et 5 défaites). Avec un bilan final de 48 victoires, 28 défaites et 8 défaites après prolongations, Los Angeles finit à la 6ème place de la Conférence ouest.


Sur le plan individuel, Anže Kopitar finit leader de la franchise pour le total de buts, de passes décisives et de points (29 buts, 41 passes décisives, 70 points). Il est suivi par Jeff Carter (27 buts, 23 passes décisives, 50 points) et Justin Williams (19 buts, 24 passes décisives, 43 points). Du côté des gardiens, Jonathan Quick finit la saison régulière avec une moyenne de buts alloués par match de 2.07, alors que ses doublures, Martin Jones et Ben Scrivens, finissent avec des moyennes respectives de 1.81 et 1.97 buts alloués par match.


Les séries éliminatoires


Si la saison régulière des Kings de Los Angeles a été assez irrégulière et pas forcément des plus passionnantes, il en va tout autrement pour leur campagne des séries éliminatoires 2014, où il y a beaucoup plus à raconter…


Lors du 1er round, les Kings affrontent les Sharks de San Jose dans un duel 100% californien. Les deux premiers matchs se soldent par des victoires faciles de San Jose, tout d’abord 6-3 dans le 1er match puis 7-2 dans le match suivant. Alors que les Kings se doivent de réagir à domicile pour le match 3, ils perdent ce dernier 4-3 après prolongation. Los Angeles est au bord du gouffre et doit réaliser un exploit que seule 3 équipes ont réussi jusqu’ici, gagner une série en étant mené 3-0. Les Kings remportent le match 4 dans leur antre (6-3), puis vont chercher une précieuse victoire (3-0) sur la glace de San Jose pour rester en vie dans cette série. Pour le match 6, l’enjeu est clair : décrocher une ultime rencontre pour ne pas que la saison se finisse ainsi. Alors que les deux équipes sont à égalité à la fin du 2ème tiers-temps, Los Angeles va faire vibrer les filets de San Jose 3 fois en moins de 3 minutes et voilà Los Angeles qui mène 4-1. Un avantage qu’ils parviendront à garder pour décrocher un match 7 sur la glace des Sharks. Après avoir ouvert la marque en 2ème période dans cette ultime rencontre, San Jose va finir pas céder face aux Kings et perdre ce match sur le score de 5-1 (dont deux buts dans une cage vide). Los Angeles réussit donc l’exploit de remonter un déficit de 3-0 dans une série, alors que se dresse face à eux un nouvel adversaire californien.


Lors du 2ème round, les Kings de Los Angeles retrouvent un autre rival, les Ducks d’Anaheim. Cette-fois ci, Los Angeles débute bien sa série en remportant les deux premiers matchs à l’extérieur, au Honda Center d’Anaheim (3-2 OT, 3-1). Les Ducks leur rendent alors la politesse en gagnant les deux matchs suivants au Staples Center de Los Angeles (3-2, 2-0), puis le match suivant à leur domicile (4-3). Voilà Anaheim à une victoire de terminer cette série et les Kings à nouveau au bord du gouffre. Lors du match 6, Los Angeles remporte enfin un match sur sa glace lors de cette série et force une nouvelle fois un match 7, à nouveau à disputer à l’extérieur. Au Honda Center d’Anaheim, le suspense sera de courte durée sur l’issue du match. Après le 1er tiers-temps, les Kings mènent déjà 3-0, puis 5-1 à la fin du 2ème tiers. Le but de Corey Perry dans les premières minutes du dernier acte n’y changera rien et Los Angeles s’impose (6-2) pour accéder à la finale de Conférence. Par la même occasion, la franchise met fin à la carrière de Teemu Selanne, la superstar ayant annoncé prendre sa retraite à la fin de cette saison.


Les rivaux californiens écartés, ce sont les Blackhawks de Chicago, champions en titre, qui se dressent face aux Kings de Los Angeles en Finale de Conférence ouest. Après avoir perdu le 1er match à Chicago (3-1), Los Angeles va chercher le 2ème match à l’extérieur (6-2) notamment grâce à un triplé de Jeff Carter. La série est à égalité et se déplace alors en Californie. Les Kings ne tremblent pas à domicile et remportent leurs deux matchs à la maison (4-3, 5-2). Cette fois-ci, c’est leur adversaire qui se retrouve au bord de l’élimination. Mais Chicago sait aussi faire preuve de résilience. Après une bataille épique lors du match 5 au United Center (victoire 5-4 après 2 prolongations), la franchise de l’Illinois remporte le match 6 en Californie (4-3) pour pousser la série à un 7ème match, au United Center. Les Blackhawks démarrent bien cette ultime rencontre, alors qu’ils mènent 2-0 après moins de 10 minutes. Mais, en moins d’une minute, Los Angeles marque deux fois et les deux équipes se retrouvent à égalité. Chaque équipe se rendra ensuite coup pour coup jusqu’à la fin du temps réglementaire, alors que le match se termine sur un score nul (4-4). Une prolongation sur un match 7, en termes de suspense on ne peut pas espérer mieux. Après 05mn47, c’est Alec Martinez qui libère les Kings et permet à son équipe d’accéder à la Finale de la Coupe Stanley et de remporter un 3ème match 7 à l’extérieur dans ces séries éliminatoires 2014. Quel sang-froid des Angelinos !


La Finale de la Coupe Stanley


En Finale, les Kings de Los Angeles retrouvent les Rangers de New York. A noter que c’est la 1ère fois depuis 1981 qu’une équipe de Los Angeles et une équipe de New York se font face lors d’une finale d’un des championnats majeurs de sports nord-américains (en 1981, les Yankees avaient affronté les Dodgers lors des World séries en MLB). Les Kings commencent cette série par deux matchs à domicile, remportés les deux à chaque fois après prolongations (3-2, 5-4). Lors du 1er match, c’est Justin Williams qui libère les Kings, alors que lors du match suivant c’est Dustin Brown (en 2ème période de prolongations). Alors que New York se doit de réagir au Madison Square Garden, les Kings les éteignent totalement lors du match 3, notamment grâce aux 32 arrêts de Jonathan Quick. Menés 3-0, les Rangers n’ont plus le droit à l’erreur et se doivent de réagir. Lors du match 4 au Madison Square Garden, ils peuvent compter sur une performance XXL de leur gardien, Henrik Lundqvist (40 arrêts), pour l’emporter (2-1). Le match 5 revient alors au Staples Center de Los Angeles. Alors les Kings frappent les premiers par Justin Williams, New York répond par Chris Kreider et Bryan Boyle, avant que Marián Gáborík ne mettent les deux équipes à égalité (2-2). Encore un match qui ira en prolongation pour Los Angeles, alors que le sauveur se nommera, comme face aux Blackhawks, Alec Martinez. Le joueur angelinos marquera après 14mn43 dans la 2ème prolongation d’un match épique, notamment pour les deux gardiens, Jonathan Quick (28 arrêts) et Henrik Lundqvist (48 arrêts !). Les Kings de Los Angeles remportent donc la deuxième Coupe Stanley de leur histoire, après 2012, au terme d’une campagne de séries éliminatoires vraiment incroyable.


La suite


La saison suivante, les Kings de Los Angeles ne parviendront pas à se qualifier pour la post-saison, finissant à la 9ème place de la Conférence ouest. C’est la 1ère équipe championne depuis les Hurricanes de Carolina de 2006-07 qui ne parvient pas à se qualifier pour les séries éliminatoires la saison suivant son titre.



© David Bounichou – db ice hoops. Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation préalable.


Crédit Photo : Lisa Gansky, CC BY-SA 2.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0>, via Wikimedia Commons

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