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La saison MVP de Russell Westbrook (2016-17)

  • Photo du rédacteur: David B.
    David B.
  • 19 avr.
  • 3 min de lecture

Après une saison précédente marquée par une élimination crève-cœur du Thunder en finale de conférence Ouest (face aux Warriors alors qu’ils menaient 3-1) et par le départ à l’intersaison de Kevin Durant (chez ces mêmes Warriors), Russell Westbrook est le dernier survivant de l’époque Harden-Durant-Westbrook.


Des débuts tonitruants

Après le départ de Kevin Durant, et une fois la prolongation de Russell Westbrook actée par le Thunder, on s’attend en toute logique que le jeu d’Oklahoma City tourne autour de Westbrook. Après avoir amorcé la saison régulière par un match à 32 points – 12 rebonds et 9 passes décisives, il fait un gros carton lors du second match face aux Suns (51 points – 13 rebonds et 10 passes décisives). S’il ne s’enflammera pas toujours autant au niveau du scoring, Russell Westbrook compense par une présence aux rebonds et à la distribution. Début décembre 2016, il compile un 7ème triple-double consécutif, la plus longue série depuis Michael Jordan en 1989.


Monsieur triple-double

Fin janvier 2017, Russell Westbrook compile déjà son 22ème triple-double de sa saison dans une victoire face au Jazz d’Utah. Puis, deux jours plus tard, voilà qu’il dépasse Larry Bird pour le total de triple-double en carrière. Alors que la fin de la saison approche, il a en ligne de mire le record de triple-double en une saison détenu par Oscar Robertson (41). Le 9 avril 2017, c’est chose faite ! Il bat le record d’Oscar Robertson avec un 42ème triple-double face aux Nuggets de Denver. Ce match n’est pas seulement important par le record, il est aussi important par la manière. En effet, le Thunder a compté jusqu’à 14 points de retard et Russell Westbrook a marqué 18 de ces 50 points dans les 5 dernières minutes du match, dont un buzzer-beater permettant ainsi à son équipe de repartir de Denver avec la victoire. Un public de Denver qui lui réservera d’ailleurs une standing ovation au moment où il marque ce dernier panier, montrant là leur profond respect pour ce qu’il a réalisé. Il finit la rencontre avec 50 points, 16 rebonds et 10 passes décisives, alors qu’il ne jouera pas le match suivant et seulement 18 minutes lors du dernier match de la saison. Il n’y avait plus de réels enjeux, puisqu’Oklahoma City finit à la 6ème place et se qualifie pour les séries éliminatoires, chose inattendue en début de saison. Et Russell Westbrook finit lui la saison avec des statistiques par match ahurissantes (31.6 points – 10.7 rebonds – 10.4 passes décisives), soit une moyenne en triple-double sur une saison complète. Cela n’était pas arrivé depuis la saison NBA 1961-62, un exploit alors réalisé par Oscar Robertson.


MVP ! MVP ! MVP !

Alors que le Thunder a été éliminé au 1er tour des séries éliminatoires 2017 par les Rockets, Russell Westbrook reçoit, le 26 juin, le Trophée de MVP de la saison régulière. Il finit en tête des votes, avec 888 points, devançant sur le podium James Harden (753 points) et Kawhi Leonard (500 points). Ce titre de MVP n’a pas été adoubé par tous à l’époque, notamment à cause du bilan du Thunder d’Oklahoma City en saison régulière (47 victoires pour 35 défaites) ou par certains critiquant une « chasse » aux statistiques de Russell Westbrook. Quoi qu’il en soit, le fait d’avoir réussi à emmener le Thunder en séries éliminatoires et d’avoir réalisé un exploit qui n’avait pas été réalisé depuis une cinquantaine d’années sont des arguments de poids en sa faveur. Le titre de MVP étant fréquemment sujet à débats, chacun se fera sa propre opinion, mais une chose est certaine : cette saison de Russell a marqué l’histoire.


Et la suite ?

Russell Westbrook fera à nouveau trois saisons en triple-double de moyenne (2017-18 ; 2018-19 ; 2020-21) rendant ainsi toutes les lettres de noblesse à son surnom : Mr. Triple Double.

© David Bounichou – db ice hoops. Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation préalable.

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