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Allen Iverson, une saison pour l’histoire (2000-01)

Photo du rédacteur: David B.
David B.
19 août
4 min de lecture

Alors que les tensions sont très présentes entre Allen Iverson et son coach Larry Brown, la star de Philadelphie aborde cette saison 2000-01 avec la franchise de Pennsylvanie alors qu’il a failli être échangé à l’intersaison…


Philadelphie démarre fort cette saison 2000-01. Dix victoires consécutives avant de tomber face aux Hornets à Charlotte, alors qu’Allen Iverson tourne à 23,1 points par match. En décembre, il passe à la vitesse supérieure puisqu’il tourne à 30,4 points sur ce deuxième mois de compétition. Les 76ers continuent sur leur lancée alors qu’ils finissent l’année 2000 avec un bilan de 21 victoires pour 8 défaites. Une année bouclée en beauté par « The Answer » avec 46 points marqués le 30 décembre 2000 face à Sacramento.


A.I. démarre la nouvelle année aussi fort qu’il l’a terminée, avec notamment 41 points face à Seattle le 5 janvier 2001 et 54 points le lendemain face aux Cavaliers de Cleveland, avec une remarquable efficacité au tir (20/30 au tir et 4/7 à 3 points). Iverson ne s’installe pas seulement parmi les meilleurs scoreurs de la ligue, il s’impose également comme l’un des meilleurs intercepteurs.


En février 2001, Allen Iverson participe au NBA All-Star Game où il est titulaire. Il est le 2ème joueur ayant obtenu le plus de votes, après Vince Carter des Raptors de Toronto. La star de Philly joue un rôle primordial pour la formation de la Conférence Est, coachée par Larry Brown, puisqu’il marque 15 de ses 25 points dans le dernier quart-temps alors qu’à 9 minutes de la fin son équipe est menée 95-74. La Conférence Est finira par gagner le match et Allen Iverson sera nommé MVP de la rencontre. Lors de son discours, il rendra hommage à son entraineur, Larry Brown, montrant ainsi que leur relation est maintenant au beau fixe.


Bien que Théo Ratliff réalise une excellente saison avec les 76ers et avait été sélectionné pour ce All-Star Game, une blessure l’empêche finalement d’y participer et met un terme à sa saison. Philadelphie se doit donc de réagir pour combler ce vide et envoie alors entre autres Théo Ratliff, Toni Kukoc et Nazr Mohammed à Atlanta en échange de Dikembe Mutombo.


Philadelphie reprend sa marche en avant après le All-Star break avec seulement 2 défaites en 14 matchs. Malgré une fin de saison un peu en dents de scie, les 76ers terminent en tête de la Conférence Est avec un bilan de 56 victoires et 26 défaites. C’est la première saison à 50 victoires de la franchise depuis 1989-90 et leur meilleur bilan depuis la saison 1984-85.


De son côté, Allen Iverson termine avec des moyennes par match de 31,1 points – 4,6 passes décisives – 2,5 interceptions – 3,8 rebonds. Il a marqué 40 points ou plus lors de 17 matchs, dont deux matchs à plus de 50 points. Il est en même temps leader de la ligue pour les points et les interceptions.


En toute logique, il est nommé MVP de la saison régulière, alors qu’il reçoit 93 votes pour la 1ère place sur 124 possibles. Plus léger et plus petit MVP de l’histoire, « The Answer » est également nommé dans la All NBA 1st Team. Plusieurs de ses coéquipiers sont également mis à l’honneur puisque Dikembe Mutombo est nommé joueur défensif de l’année (DPOY), Aaron McKie meilleur 6ème homme de l’année et Larry Brown coach de l’année. La franchise raffle donc presque toutes les grandes récompenses individuelles cette saison-là.


En playoffs, les 76ers débutent leur campagne face aux Pacers d’Indiana, l’ancienne équipe de Larry Brown. Après avoir perdu le match 1, Philly remporte les trois suivants et s’adjuge la série avec notamment 45 points d’Iverson lors du match 2.


Lors du tour suivant, la franchise de Pennsylvanie affronte les Raptors de Toronto. Allen Iverson marque 54 points lors du match 2 et 52 points lors du match 5. La série ira en sept matchs et A.I. finit cette série avec des moyennes par match de 33,7 points – 6,9 passes décisives – 4,4 rebonds et 3,1 interceptions. En face, Vince Carter lui répond avec 30,4 points par match, 5,6 passes décisives – 6,0 rebonds et 1,9 interceptions. Un duel mythique entre ces deux stars à la personnalité si différente, qui se termine par un dernier tir manqué au buzzer par Vince Carter lors de l’ultime rencontre.


Au tour suivant contre Milwaukee, il marque 46 points lors du match 6 malgré la défaite. Il finit la série avec une moyenne par match à toujours plus de 30 points (30,5) alors que les 76ers éliminent les Bucks en sept matchs. Iverson mène alors Philly à ses premières finales depuis 1983.


En Finales NBA, Philadelphie voit se dresser en face le tenant du titre, les Lakers de Los Angeles. L’équipe californienne n’as alors perdu aucun de ses matchs de playoffs jusqu’ici, c’est dire à quel point ils sont favoris.


Pourtant, le premier match à Los Angeles sera remporté à la surprise générale par Philadelphie, après prolongation. Allen Iverson y livre une performance qui restera gravée dans l’histoire avec 48 points, dont 30 en première mi-temps. Au-delà de la performance de « The Answer », une autre image restera gravée à jamais : celle d’Iverson inscrivant un tir face à Tyronn Lue avant d’enjamber le joueur des Lakers tombé au sol.


Malgré ce premier match réussi, les 76ers ne pourront pas rivaliser durant le reste de la série face aux Lakers. Mieux armés, les « Angelinos » de Kobe & Shaq remportent les quatre rencontres suivantes et remportent un deuxième titre consécutif.


De son côté, Allen Iverson a fait d’excellentes Finales, avec des moyennes par match de 35,6 points – 1,8 interception – 3,8 passes décisives – 5,6 rebonds.


Si « The Answer » est à nouveau le meilleur scoreur de la ligue la saison suivante, Philly sera cette fois-ci éliminé dès le premier tour par les Celtics de Boston.


Allen Iverson ne retournera plus jamais aussi près d’un titre NBA, mais sa légende reste écrite à jamais au Panthéon des plus grands joueurs n’ayant jamais remporté une bague.



Crédit Photo : Ed B (ebot) / Flickr – CC BY-NC-SA 2.0 https://www.flickr.com/photos/ebot/328110403


© David Bounichou – db ice hoops. Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation préalable.



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