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Chicago Bulls : l'année de tous les records (1995-96)

Photo du rédacteur: David B.
David B.
21 oct.
5 min de lecture

Avant le début de cette saison NBA 1995-96, les Bulls ont mis la main sur le fantasque Dennis Rodman en provenance des Spurs, un pari qui va s’avérer payant. Pour Michael Jordan, c’est la première saison complète qu’il va jouer depuis son retour de sa première retraite.


La Saison régulière

Les Bulls de Chicago démarrent leur saison 1995-96 par cinq victoires consécutives, avant de tomber face au Magic d’Orlando le 14 novembre 1995 (94-88). Une défaite suivie d’une nouvelle série de cinq victoires avant de perdre cette fois-ci face aux SuperSonics de Seattle. Après cela, la franchise de l’Illinois ne connait plus la défaite jusqu’au 26 décembre 1995, face aux Pacers de l’Indiana, enchainant 13 victoires consécutives. A la fin de l’année 1995, Chicago affiche un bilan de 25 victoires pour 3 défaites.


Le mois de janvier est encore plus impressionnant : les Bulls le traversent sans connaitre la moindre défaite. Entre la fin de l’année 1995 et le début du mois de février 1996, Chicago enchaine 18 victoires consécutives, avant de perdre deux matchs de suite, face aux Nuggets de Denver et aux Suns de Phoenix. C’est la première fois de la saison que l’équipe perd deux matchs consécutifs.


Au moment de la trêve du All-Star Game, Chicago affiche un bilan de 42 victoires pour 5 défaites seulement. Un match des étoiles où Michael Jordan et Scottie Pippen ont été tous les deux sélectionnés, alors que Phil Jackson a été désigné entraineur principal de l’équipe de la Conférence Est. Michael Jordan est quant à lui nommé MVP de ce All-Star Game 1996, une récompense qu’il reçoit pour la deuxième fois de sa carrière.



Passé ce All-Star week-end, les Bulls reprennent leur marche en avant et l’équipe parait toujours autant inarrêtable malgré une troisième défaite dans ce mois de février, cette fois-ci sur le parquet du Heat de Miami. A ce moment de la saison, Chicago est toujours invaincu dans son antre du United Center et on se demande bien qui pourrait aller les titiller à domicile.


Lors du mois de mars 1996, les Bulls perdent à deux reprises, la première fois au Madison Square Garden face aux Knicks et la deuxième fois sur le parquet de la nouvelle franchise d’expansion, les Raptors de Toronto. A ce moment-là, Chicago a joué déjà 70 matchs avec un bilan de 62 victoires pour 8 défaites. Le record de victoires en saison régulière qui appartient alors aux Lakers de Los Angeles de 1971-72 (69 victoires) semble plus que jamais à portée de main pour Jordan et les siens.


Le 8 avril 1996, les Bulls tombent finalement à domicile face à un adversaire inattendu : les Hornets de Charlotte, qui s’imposent sur le fil (98-97). Huit jours plus tard, le 16 avril 1996, Chicago se déplace à Milwaukee avec un bilan alors de 69 victoires pour 9 défaites. Une occasion d’écrire l’histoire en battant le record des Lakers et en devenant la première franchise de l’histoire de la NBA à atteindre le seuil des 70 victoires en saison régulière. Derrière les 22 points de Michael Jordan et les 19 rebonds pris par Dennis Rodman, Chicago ne tremble pas et s’impose face aux Bucks (86-80). Le record des Lakers tombe et le palier des 70 victoires est atteint, alors qu’il reste trois matchs à jouer. Sur ces trois derniers matchs, les Bulls perdent pour la seconde fois de la saison à domicile, face aux Pacers de l’Indiana de Reggie Miller, une équipe qui les avait déjà battus en décembre 1995. Grâce à une victoire 103-93 sur le parquet des Bullets de Washington, Chicago termine sa saison régulière avec un bilan total de 72 victoires pour 10 défaites.


Lors des célébrations du 50ème anniversaire de la ligue en 1996, Les Bulls de 1995-1996 ont été classés parmi les 10 meilleures équipes de l'histoire de la NBA. Non seulement l’équipe a affiché la meilleure efficacité offensive mais également la meilleure efficacité défensive de la NBA, montrant à quel point elle est complète et a très peu de failles.


Michael Jordan de son côté a affiché une moyenne de 30.4 points – 6.6 rebonds et 4.3 passes décisives et 2.2 interceptions par match en saison régulière. Il est en toute logique nommé MVP au terme de la saison. A ses côtés, Scottie Pippen a affiché une moyenne de 19.4 points – 6.4 rebonds – 5.9 passes décisives et 1.7 interceptions par match tandis que Toni Kukoč a joué à merveille son rôle de 6ème homme en sortie de banc, avec une moyenne de 13.1 points – 4,0 rebonds et 3,5 passes décisives par match. Il sera d’ailleurs récompensé par le titre de « Meilleur sixième homme de l'année ». Dennis Rodman a quant à lui dominé la ligue aux rebonds (14.9 rebonds par match en moyenne), alors que l’apport de Luc Longley, Steve Kerr, Ron Harper et Bill Wennington a été précieux. Phil Jackson a quant à lui été nommé entraîneur NBA de l’année.


Pour couronner le tout, Michael Jordan, Scottie Pippen et Dennis Rodman sont tous les trois nommés dans la « NBA All-Defensive first team » 1995-96.


Si Michael Jordan reste incontestablement le visage de cette équipe, la force des Bulls réside aussi dans leur incroyable complémentarité.


A ce stade, difficile d’imaginer une équipe capable de rivaliser avec Chicago sur une série de playoffs. Mais les Bulls doivent encore confirmer leur domination au moment le plus important de la saison.


Les Playoffs

Lors du 1er tour des playoffs NBA 1995-96, les Bulls de Chicago affrontent le Heat de Miami des deux All-Star Alonzo Mourning et Tim Hardaway. Les Bulls remportent les deux premiers matchs à domicile avant de s'imposer à Miami lors du match No 3 (112-91) pour mettre fin à la série par un coup de balai (3-0).


En demi-finales de Conférence Est, les Bulls se retrouvent face aux Knicks de New York, qui ont fini à la 5ème place de la Conférence Est. La présence de Patrick Ewing, Anthony Mason et John Starks ne suffira pas à stopper le roulot compresseur de Chicago. Les Bulls perdent le match 3 au Madison Square Garden après prolongation, mais remportent les quatre autres et remportent la série 4-1.


En finale de Conférence Est, les Bulls affrontent le Magic d’Orlando, l’équipe qui les a éliminés lors des playoffs 1995. Emmenés par leur duo All-Star Penny Hardaway-Shaquille O’Neal et par l'ancien ailier des Bulls Horace Grant, Orlando ne fera pas le poids cette année. Les Bulls ne concèdent pas le moindre match au Magic et balaie la franchise floridienne en quatre matchs, pour foncer tout droit en Finales NBA, les 1ères pour les Bulls depuis 1993.


Les Finales

Lors de ces Finales NBA 1996, les Bulls retrouvent les SuperSonics de Seattle, emmenés par le trio All-Star composé de Gary Payton, Shawn Kemp et Detlef Schrempf. Les Bulls remportent leurs deux premiers matchs à domicile au United Center, avant de s'imposer lors du match 3 à l'extérieur, sur le score de 108 à 86, prenant ainsi une avance de 3 à 0 dans la série. Mais les SuperSonics ne veulent pas abdiquer aussi vite et ils se donnent un peu d’air en remportant les deux matchs suivants. Menant la série 3-2, les Bulls remportent le match 6 au United Center (87-75) et s'adjugent ainsi la série en six matchs et un 4ème titre de champions NBA en six ans. Michael Jordan est nommé MVP des finales NBA pour la quatrième fois, après avoir marqué 22 points lors du sixième match, malgré des difficultés qui l’ont conduit à ne réussir que 5 tirs sur 19 tentatives.


Ce titre, le premier du second « three-peat » de Chicago, revêt une saveur particulière pour Michael Jordan. Remporté le jour de la Fête des Pères, il prend une dimension symbolique pour lui qui avait perdu son père assassiné en 1993, quelques semaines avant sa première retraite NBA.



Crédit photos : Copyright by Steve Lipofsky Basketballphoto.com, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons

Steve Lipofsky Basketballphoto.com, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons


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